Hello les p'tits gars. Grosse remise en question + partiels = point trop de nouvelle note, oui, je sais, honte à moi.

Reprenons où nous en étions la dernière fois. Pénélope n'est plus avec Bérenger le clone raté de Cillian, car ce bouffon a obtenu mon numéro de téléphone et m'a téléphoné pour me dire : "Judith, heu, ça te dit qu'on se voit? Mais n'en parle pas à Pénélope steuplé". Je lui ai répondu que ahahah, et je lui ai raccroché au nez.
Et là, je me suis dit que merde, je ne peux pas balancer à Pénélope: "Ouais au fait, ton actuel boyfrénnde, c'est un immonde porc en plus d'être un faïke de Cillian Murphy." Il fallait que je prenne des gants. J'ai donc tout raconté à Andy qui a tout dit à Pénélope.
La fille n'a même pas pleuré. elle m'a appelée et m'a causé pendant une heure et demi à coup de : "Nan mais t'sais Djiou, je respecte ce que tu as fait au nom de notre amitié vieille de trente ans (non, juste dix) (ou onze, je sais plus). Car Bérenger, disons le sans détour, a une sorte de beauté visible dès le premier coup d'oeil." et autre "de toute façon, je suis encore amoureuse passionément de Djordje, beauté  de beauté, homme de homme." (je tiens à préciser que Bérenger est mille fois plus beau que Djordje)

Al'école, les jours passent et se ressemblent, et bizarrement, ça ne me gêne pas. Il y a une over gut ambiance. Presque tous les jours, quelqu'un du groupe lance un petit : "on se fait une petite soirée? Mais petite, hein, passke moi je veut aller en cours demain" (quelques variantes: "passke moi j'ai un exposé demain" / "passke moi j'ai une dissert pour demain" / "passke ça fait quatre jours de suite que je sors et je commence à fatiguer". )
Bref, la petite soirée se transforme vite en une fin de soirée qui ressemble à une poignée de gens (légèrement) ivres qui se retrouvent soit en boîte, soit dans un bar glauque à se faire virer par le gérant parce qu'ils dansent sur les tables (alors qu'il n'y a pas de musique).

Mais bon, attaquons par du lourd et du concret : Bientôt Noël. Ca veut dire, bientôt cadeaux. Oh yeepee, comme dirait n'importe quel cow boy, avant de jeter son chapeau, de tirer quelques bastos en l'air et de commander une bière.
Jivé a fait son gros naze : "oui, c'est quoi ce dégueulis de cadeaux, de sapins et autres niaiseries qui ne font que participer à cette immonde société de consommation si glauque qui n'est que trop aliénante pour l'homme moderne d'aujourd'hui, pas dans le sens où l'entend Hannah Arendt, mais dans mon sens à moi tu vois?"
Je lui ai répondu que non. Il a recommencé à ouvrir la bouche pour continuer à briser toute sa dignité quand, coup du sort, Denise lui fait un violent croche pied et il s'emplafonne dans le panneau annonçant la soirée spécial Noël. Pour changer de sujet, j'ai proposé d'y aller.
Il a opiné du bonnet, ce qui n'a fait qu'empirer le saignement de nez dû à sa rencontre avec le panneau. (non mais bon, Jivé saigne tout le temps du nez. Un jour, cette baltringue de Gaëtan lui a dit "Salut gars, ça va?" et lui a mis une grosse bourrade dans le dos. Jivé a saigné du nez.)

Bref, cette soirée de Noël.... Comment dire?
En fait tout le monde était bourré, mais avec un chapeau de père noël sur la tête. Bref, comme à toutes les autres soirées. Denise était en transe. elle avait repéré le petit rasta qu'elle kaïffe over depuis deux semaines. Moi je me suis assise sur une chaise, un peu fatiguée, et là, pan, Jivé se ramène et me fait : "Imagine qu'on est sous le gui"
Et heureusement, Suzanna, la sauveuse siouper-girl arrive et hurle : "Denise a vu que rasta avait une copine! Elle pleure dans les toilettes!"
Et moi, tel le jaguar des steppes, je bondis de mon siège vers les toilettes. Sauf que Denise n'est pas en train de pleurer. Elle est en train de mettre des coups de pieds de fou dans une des portes.
Je commence à chercher quoi dire pour l'apaiser, sans pour autant me prendre une mégamandale dans la gueule ("Les mecs, tous des porcs" "Il ne te mérite pas" "Sa copine est tellement un gros boudin par rapport à toi, beauté d'entre les beautés", etc)
Mais le vigile l'a apaisée avant moi. il est rentré comme ça, genre on est pas dans les toilettes des filles. Il l'a attrapé par le fute, mais comme elle se débattait, il l'a portée et l'a mise sur son épaule. Et il l'a jetée dehors. Denise est tellement saoulante parfois à faire des trucs comme ça. Juste quand il commençait à y avoir de l'ambiance en plus. Mais bon, je suis quand même sortie pour voir ce que je pouvais faire. Mais elle avait disparue.
En rentrant, Jivé, complètement imbibé, me serre dans ses bras en hurlant : "Noël.. heu.. joyeux Noëëël Judith." Ce garçon est étrange, mais il est tellement cool.

Le lendemain, j'ai téléphoné à Denise pour lui demander ce qu'il s'était passé. Elle m'a répondu : "Rien, mais tu sais, d'un coup, j'ai été fatiguée et je suis rentrée me coucher. Et en plus, tu sais, ce mec, ben il ne cherche pas de relation stable à ce qu'il paraît. J'ai bien fait de ne pas me battre pour lui tchvois"
Je ne sais pas pourquoi, mais je lui ai sorti : "Certes tu ne t'es pas battue, mais tu t'es foutue la super honte. Surtout quand le videur t'a attrappée par le calbute pour..."
Elle m'a répondu que oh ta gueule maintenant.

Bref, joyeux Noël à vous. Evitez de sortir avec un bonnet de père Noël sur la tête. C'est tellement peu facheune. Sauf s'il a des étoiles qui clignotent.