Comme on peut le voir, je ne suis pas encore sortie de ma période folk, qui semble s'éterniser (mais ça va je gère, ça ne me fait pas peur...)
En ce moment je n'écoute que Nick Drake et Peter von Poehl. Peter von Poehl, c'est über bien. Mon disque de l'année. Qui donne envie de se balader pendant que les feuilles mortes volettent autour de soi. Ou de se rouler dans un nuage (oui je sais, c'est pas possible, seuls les Bisounours peuvent le faire. Mais sérieusment, qui aimerait être un Bisounours?)

Tout d'abord, bonne année. Oui je sais, c'est tellement convenu; mais on s'en tamponne, ça fait plaisir !
(Au fait, je vous vois venir genre : "woow elle se sent plus là, elle nous fait deux notes à moins d'un mois d'écart." Bande de médisants.)

D'ailleurs, en parlant de Bonne année, j'ai passé un 31 décenbre tellement bizarre que je me demande si j'ai bien fait d'y aller. Andy et Pénélope ayant des obligations familiales, je me retrouvais le coeur serré par l'angoisse. Quoi, devais-je passser cette soirée sans mes amis? C'est alors qu'une fille de ma prépa de l'année dernière me convie à "un banquet de premier de l'an" (mmmh?)
Je suis arrivée dans un immense appart en jean slim troué et Doc Martens, et tout le monde était über sapé, genre on est chez Mamie Georgette. Bon déjà, je connaissais pas grand monde. Je me colle à des connaissances-prépa sans repérer Betty, ma chouette copine-prépa. Elle a sûrement mieux à faire que d'être dans cette fête pourrie où on entend (oh bha tiens c'est dingue) du Claude François. Je prends une coupe de champagne et je m'asseois. C'est là que j'aperçois Betty. Je cours la rejoindre en me renversant du champagne sur mon tee shirt. (cette manoeuvre est déconseillé en cas de punch à la framboise).
Moi: "Ben qu'est ce que tu fais là?"
Elle: "Ben... J'avais nulle part où fêter le prmeier janvier ce soir"
Moi: "Tu te rends compte que cette fête est une réunion de personnes qui ne savaient pas quoi faire?"
Et là, ça tombe sous le sens. Tout le monde se fait chier. Sans compter que c'est la deuxième fois qu'on entend Alexandrie Alexandra, et que je n'ai rien contre ce brave Claude, mais si la touche repeat est enclenchée et qu'elle passe une troisième fois, je ne réponds plus de moi-même.
C'est là qu'un mec s'avance vers nous, et nous fait: "Eh les Girls, alors on s'ennuie? Allez v'nez danser quoi, wouhoooouuu." Et là il nous execute un moonwalk complètement raté, et un Je montre le haut-je montre le bas-déhanché en hurlant "Saturday Night Feveeeeer".
J'aurais été avec mes amis, ça m'aurait sûrement fait marrer comme une bouffonne. Mais là j'ai trop l'impression que le gars est sérieux. D'ailleurs Betty me dit:
"J'ai peur pour notre santé mentale Judith. En plus, ça me rend triste tout ce champagne et ces petits fours. (Tu as goûté celui qui est rose fushia? Beuh, j'ai cru que j'allais dégueuler).On attend minuit ok? Parce que sinon c'est pas sympa pour Céçaïle, elle a quand même tout organisé."
Je lui ai répondu que bwoo je savais pas trop, j'avais envie de me casser d'ici tout de suite, pendant qu'il en était encore temps.
Elle: "Ecoute Judith, psychologiquement, je ne peux pas quitter une fête du premier de l'an avant minuit. Ca porte malheur. Après toutes tes fêtes de l'année sont nulles. Si, j'te jure."
Les gens autour de moi sont tellement bizarres.

Je suis arrivée chez moi à Minuit et demi. Parce qu'il y avait une demi heure de trajet.

Aujourd'hui, de retour dans mon studio, far far from Paris, parce qu'il faut que je bosse la deuxième moitié des partiels. Et à Paris je ne peux pas parce qu'il y aura forcément Pénélope qui me téléphonera pour me demander "Eh j'ai pas vu le sapin de Noël géant aux Galeries Lafayette, on y va?" (ou une autre connerie).
Et je rencontre mon voisin qui m'avait aidé pour mon aménagement. On discute cinq secondes et je lui dis "Oh scrogneugneu, j'ai plus rien dans mon frigo, j'dois aller faire les courses et j'ai la flemme, et gnagnagna..."
Et là, paf, il me répond: "Ben viens chez nous, AnneSo fait toujours 3 tonnes de pâtes en trop!" (AnneSo = colloc über sympa de über-voisin qui m'a ouvert la porte de la résidence quand j'avais momentanément égaré mes clés)
L'âme légère et guillerette, je rentre, et je vois Anne So verser de l'eau dans la casserole. C'est là que je l'entends faire "crrrr arrrrrourrrr..." en préparant tout ça. Je me dis, ça y est, crise d'hippopotamus, elle va s'évanouir, elle fait des bruits étranges annonciateurs de tombée dans les pommes. En fait elle se gargarise juste, et elle crache un gros glaviot dans l'évier. Cette image ne m'a pas quittée. Même quand elle m'a dit: "Bon ap' Jud'!" .Gni.

En mot clé, encore du lourd: "les choses chiantes de la vie" (quoique on ne dépasse pas le grandiose: comment faire avec une boite à chaussures une maison de barbie)