Avoue que même si elle est habillée et maquillée comme une prostituée, PJ Harvey garde la classe ultime...

Mais parlons d'un autre genre de femmes, le genre bébé prostituée à forte tendance Casimir (pour la nostalgie). je veux parler des Spice Girls...
Elles vont nous faire un concert pour les dix ans de leur formation, si c'est pas mignon tout plein.

RETOUR EN ARRIERE : dans la cour de récré. Mes copines et moi, on s'entraine à fond sur la choré des spice girls pour la kermesse de fin d'année. Comme de par hasard, j'étais Emma Bunton la blonde Baby-Spice à forte tendance mini-pétasse avec ses boots compensées de sex-shop. Celle qui faisait Geri était une sorte de tyran en jupe à volants, mais vu que c'était elle qui m'avait appris à faire mes lacets en petite section de maternelle, je lui vouais un relatif respect. Celle qui ressemblait le plus à l'originale, c'était celle qui faisait Victoria : un air dédaigneux et ennuyé, comme si elle allait se tirer une balle dans le citron juste pour arrêter de se faire chier.
La fausse Geri, à son goûter d'anniversaire, nous avait passé la cassette vidéo Spice Power (ou un truc comme ça) le film des Spice Girls. Je n'ai pas grand souvenir de ce film, à part le fait que leur copine moche commence accoucher dans une discothèque, ce qui m'avait dégoutée d'avoir des enfants. Et deuxièmement, avec leur car trop moche, Victoria au volant le fait décoller du pont qui se relève en hurlant "accrochez vous à vos chaussettes les filles", ce que j'avais pris pour une erreur de traduction.
Mais j'étais sure d'une chose, les Spice girls étaient des fausses adultes, et je ne voulais pas être une Spice Girl.
Alors j'ai quitté les fausses Spice Girls du jour au lendemain, et elles ont recruté une Emma Bunton brune. La honte.

Mais assez parlé de ces êtres hybrides que furent les Spice Girls.
Mon mois d'aôut s'st déroulé comme se déroule un mois d'août à Paris. Traîner dans la rue, regarder avec méfiance les Parisplageurs, tout ça avec quelques amis. Pénélope a mis un frein à notre voyage à Londres pour cause de budget serré. J'en ai profité pour passer mon permis, mais j'ai pris une énorme confiance tout à coup, et je suis entrée à fond les manettes dans une rue à sens interdit. Le coup de frein qu'a donné l'examinateur a failli m'envoyer la tête dans le volant, et m'a confirmé le fait que je devrai continuer à faire peur à ma mère en conduisant avec elle ("Ju, c'est une priorité à drooooiiite arrête tooooooooi" et autres billevesées.)
J'en viens à souhaiter la rentrée de toutes mes forces.
Des fois je me fais peur.