POUFPOUF GIRLS notre ascencion vers la sagesse

Une recherche désespérée de l'underground

05 juin 2007

Know your Onion !

La fête des mères est un truc bizarre inventé sous le gouvernement de Vichy par un type pas très sain du bonnet (Travail, Famille, Patrie, oh yeah), mais ça tout le monde l'a oublié.
C'est peut-être parce que ma mère est un dictateur ahahahahahahah (maman, si tu me lis, repose cette poêle, c'est pour dec')
Bref, étant dans un élan festif, j'ai décidé de faire la cuisine pour ma mère, pour la fête des mères. Quand je lui ai dit ça, elle m'a regardée et m'a fait : "Je ne croyais pas que c'était possible. Je veux dire, je croyais que tu te faisais livrer des pizzas tous les jours"
Moi : Quel humour ahahahahah
Elle : Non je suis sérieuse.
Bref, j'ai décidé de lui faire des "galettes de pâtes aux oignons nouveaux" et un fondant au chocolat basique. Tant que la chose est à l'état de projet, tout va bien.
Bon, la galette de pâtes, il faut des cheveux d'anges. Finalement, les cheveux d'ange, c'est des spaghettis, mais en moins gros, donc si je prends des spaghettis, ça roule. Il faut des oignons nouveaux, alias "oignons-grelots". Tout ce que j'ai, c'est des oignons d'âge mûr tendance "oignons-pastèques". Ca ira. Des épinards frais hachés. Disons que les épinards surgelés vont forcément devenir frais, car froid-gelés à la base. Ah ouais, les tomates séchés, ça existe?
Maintenant que j'ai tous mes ingrédients qui ne vont pas, il faut faire des actions simultanées super dures ("couper les oignons pendant que les pâtes cuisent" ). Et enuite il faut tout mélanger aux cheveux d'anges qui sont des spaghettis. Forcément, rien ne se mélange aux spaghettis, tout le monde le sait. Ca s'emmêle comme dans les cheveux d'une vieille prof de littérature, et ça reste sur le dessus.
Pour faire les galettes, il faut les passer sous le grill dans des petits moules à tarte (nan mais c'est bon, j'ai réussi à mettre le mélange dans les moules, je suis pas si handicapée que ça non plus). Sauf que j'ai pas de grill. J'ai même pas de micro-ondes, parce que , selon madame mère : "C'est Tchernobyl dans ta cuisine". Mes yeux se sont posés sur le grille-pain, et j'ai failli avoir une idée lumineuse, mais je me suis auto-censurée à temps.
Le résultat, non seulement ultra moche, était en plus, ultra peu goutû. Mais mes parents ont fait comme si c'était tellement bon qu'ils en reprendrait bien un peu, mais qu'il fallait qu'ils se gardent pour le gateau. (un fondant au chocolat grâce à alsa ou un truc comme ça, chimique jusqu'au bout).

C'est donc avec les souvenirs d'un douloureux échec que je me réveille le lendemain pour mon premier jour de travail dans une banque ( "A bas le capitaliiiiiiiiisme" a hurlé ma mère, qui travaille depuis peu, elle-même, dans une banque.)
Le chef de service m'a accueili en me postillonant : "Tu vas travailler avec Barbara, elle aussi c'est une emploi-jeune" J'ai fait un sourire à Barbara en lui disant bonjour. Je n'aurais pas dû. Elle me parle tout le temps depuis, et elle me scotche comme un bout de chatterton.
Et elle me pose des questions tel : "Comment on fait une moyenne avec Excel?"
Moi : "Chai pas" (je sais, c'est méchant, mais au bout de la 30e question en trois heures, ça devient dur) (dont la première qui était: "Ca marche pas, comment je fais?" Réponse de mon être "il faut mettre "égal" en premier")
Elle : "Arrête, je t'ai vu faire des pourcentages tout à l'heure."
Moi : "Ouasi mais je sais faire que ça"
Elle : "Arrête, je t'ai aussi vu faire des camemberts tout à l'heure"
Moi : "C'est toi le camembert"
Elle l'a même pas mal pris.
Elle a mangé avec moi hier et aujourd'hui, un sandwich bio au pâté de légumes, pendant que je me prenais un repas normal à la cafète. Mais aujourd'hui, il y avait des gens du service qui ont tenté de savoir ce que je voulais faire plus tard. J'ai fait mon discours chai-pas-journaliste-ou-rockstar-ahahaha-je-sais-ça-fait-pas-très-sérieux-ahahah
Et là, Linda la comptable, funky comme une culotte sloggi, a dit : "Ca c'est bien des rêves de jeunes..."
Quant à Barbara, elle a dit : "Je veux être avocate pour sauver les petites gens exploités par cette société insécuritaire et insécurisante" Ou une connerie du genre.
Linda la comptable a ouert des grands yeux et a dit "Oh cette jeunesse, cette ambition, ça donne de l'espoir."

Même vielle, jamais je serai comme Linda la comptable.

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25 mai 2007

The Story of the Impossible

pvp02

Han Peter Von Poehl, trop l'plus beau. Trop l'plus doué aussi.

Comme se fait-il que je me sois absentée aussi longtemps? Hinhiiin... Je passais des partiels trop nazes, où j'ai souvent raté, parce que les profs, ils posent jamais les bonnes questions, ou du moins, pas des questions normales.

Je reprends là où j'avais laissé le blog. Je suis revenue à Paris voter pour le deuxième tour (c'était il y a si longtemps...) Et Andy m'a téléphoné style : "Heu, j'peux t'parler entre quatre genoux steuplé?"
Et quand je l'ai rejoint aux Buttes Chaumont, affalé dans l'herbe, il m'a fait : ok, heeeeu, Pénélope m'a raconté ce qu'il s'est passé chez elle.
Ah.
Bon.
Dans ma tête, je me suis dit, La vie est belle, life is wonderful, l'herbe est presque verte, l'eau est marron caca, tout va bien...
Et il a enchaîné : J'me suis dit "ohmaillegod" tu vois. J'me suis dit, "té c'est comme si j'embrassais mon clone intellectuel", c'est flippant tu vois. T'as pas l'impression qu'on est de la même famille?
Je lui ai répondu que ouais, maman l'avait abandonné à la naissance, dans la cage des macaques du zoo de Vincennes parce qu'elle le trouvait moche.
Ca l'a pas fait rire.
Il a ajouté que ça le faisait flipper, et qu'il voulait pas être avec moi parce que (ça j'ai kaïffé à fond tellement c'est naze comme excuse) il avait l'impression qu'il allait finir par se marier avec moi et qu'on serait trop les Harry&Sally et que c'est trop cliché, et merde, j'ai 20 ans, t'en a 19, tu te rends compte?
Quoi? What? Comment? How? Was? Wie? Aus bei mit nach seit von zu?
Moi : "Donc en résumé, tu tires dans tous les coins en attendant d'avoir 45 ans et du bide, et à ce moment là, tu te diras 'ah ouais, tiens, si j'me mariais avec Djioudith...'... Ah nan, parce que tu continueras à tirer dans tous les coins des filles plus jeunes, parce que moi j'aurai 44, et je commencerai à plus être une super young qui porte des Converse avec des jupes, etc." J'ai duré bien 5 minutes.
Et il m'a répondu "Mais nan, c'est pas ça."
Si.
Genre le gars, il gère pas trop.
Le lendemain, je regardais Mireille Matthieu chanter la Marseillaise, chez Pénélope, et elle se lamentait, mais sur le coup, je m'en foutais pas mal de tout ça.

Je suis rentrée le lundi matin, et Jivé m'a appelé vers midi pour qu'on se fasse un ciné avec Denise, Suzanna, et deux ou trois autres cools du TD. J'ai répondu "Jivé, la période de révision, comme son nom l'indique, ça sert à réviser."
Et là, j'ai dû réellement l'inquiéter, parce qu'il m'a fait : "Okay, qu'est-ce qu'il y a, dis moi tout."
Finalement, il est venu avec Suzanna et Denise, et on a parlé autour d'une pizza. Suzanne et Denise on hurlé à la mysoginie, à la stupidité des garçons qui leur vient de leur bout de gène en moins, à l'immaturité, à la serial-fucker attitioude.
Jivé a défendu mollement la cause masculine, avant de hurler : "Mais vous vous rendez pas compte de la pression croissante que les garçons doivent subir via cette société consumériste qui se fonde sur le staïle extérieur plutôt que sur la beauté intérieure! Les filles ne veulent plus des mecs bien braves qui ont des nike blanches à scratch ! Elles veulent des mecs staïle, surtout s'ils sont beaux et riches, et vous vous rendez pas compte, maintenant les mecs s'EPILENT LE TORSE ET LES AISSELLES, etc., etc. "
Suzanna : "Ouais attends, ça fait cinquante ans que les filles doivent s'épiler"
Denise : "Et pis tu dis ça, mais t'as le jean de Kate Moss et des chaussures vernies"
Moi : "Ouais mais au moins, il a la classe un peu, par rapport aux autres."
En voyant le regard de Suzanna et Denise, empli d'un mix entre rage, incompréhension et consternation, j'ai dit "Faites pas gaffe, chuis bourrée."
Jivé : "T'as bu que la moitié de ta bière"
"Ouais mais attends, elle est au moins à 4 degrés"
Navrante.

A suivi une période éreintante d'examens, de partiels à la noix, où franchement, j'ai pas géré.
Mais comme dit Jivé : "C'est pas grave, y a des rattrapages, i believe in you, you're simply the best, better than everyone, heuu, c'est quoi après déjà?"
Hinhin.
Pendant trois semaines, j'ai pas arrêté de bosser, le nez dans mes cours. La flemme d'aller faire des courses à cause de mon habitude à rester en pyjama quand je révise m'a conduite à bouffer plus de pâtes en 21 jours qu'en une année entière.
C'est donc sur les rotules que j'ai fini cette session de partiels jeudi, et que j'ai entamé les festivités post-partiels.
Bizarrement, les fêtes post-partiels sont souvent nazes. Tout le monde part en sucette à cause de tous les jeudis (3) qui leur sont passés sous le nez, et les gens picolent plus que d'habitude, c'est à dire, encore plus trop que d'habitude. Inévitablement, quelqu'un devient rapidement trop saoule pour marcher sans l'aide de quelqu'un. Souvent cette pesonne, c'est Denise. Là, le problème, c'est qu'elle a commencé à insulter tout le monde dans la rue en brandissant une bouteille de Ricard à moitié vide, devant des gens qu'elle ne connaissait pas, vu qu'on avait rejoint du monde de l'école entre temps, pour les adieux. Ralph essayait de la raisonner, mais elle n'entendait goutte. Et donc pendant que je parlais avec Gaëtan, qui n'est pas tant une baltringue que ça, fialement, Denise s'est approché et a fait : "Laisse béton Gaëtan, Judith sort avec Jivé"
J'ai couiné "Han même pas vrai"
Et là, elle m'a répondu : "Ta gueule, va te faire foutre"
J'ai décidé d'aller en boîte sans l'attendre, avec Jivé, Suzanna, et quelqes autres, dont Gâëtan, qui a quand même osé un "C'est vrai que tu sors avec Jivé? Vous allez bien ensemble." J'ai abandonné toute tentative de faire entendre raison à cet homme stupide ô combien.
Après avoir move our bodies, et brûlé le dancefloor comme si on était les potes de Bob Sinclar, on a fini la nuit dans un minuscule parc, et je me suis endormie dans l'herbe pendant un petit quart d'heure, jusqu'à ce que Jivé me propose de me ramener, à six heures du mat. Il  m'a appris qu'il partait le lendemain, et qu'on se reverrait pas pendant trois moi et demi, et que quand il reviendrait, il serait bronzé comme Cathy Guetta, et que je tomberais follement in love de lui, par la transcendance du bronzage façon Ibiza. J'ai eu envie de verser une larme symbolique, mais je me suis rappelée les déconvenues des larmes alcoolisées, où d'un seul coup, au lieu de sortir " Tu vas me manquer." tu commences à hurler que ton chagrin sera incommensurable, que le ruisseau de tes larmes ne trouvera pas de fleuve où se jeter et que la source ne se tarira jamais. Jai voulu éviter de me foutre la honte, même si c'était devant Jivé, qui commence à être habitué.
Les aurevoirs, c'est chiant. Et puis demain c'est moi qui pars et j'ai toujours pas revu Denise.
J'essaie de me motiver en me disant que wow, ces vacances vont péter le feu, et que peut être je passerai au niveau supérieur si les profs regardent mes copies avec un filtre rose devant les yeux. Mais sans déconner, l'année est passée tellement vite, j'aimerais qu'il y ait encore cours.
Tellement navrante...

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21 avril 2007

Fromage Rappé

thestreets02

C'est la première fois que du rap se trouve dans ce blog, ça se fête. Même que si Peter von Poehl ne se décide pas à me demander en mariage, et que Cillian Murphy est hésitant, il se pourrait que j'accepte de me marier avec Mike Skinner (et son accent cockney).

Quand ton meilleur ami t'embrasse, c'est un peu comme des formules mathématiques dans un cours d'éco. Ca complique tout. Bon certes, Andy s'était ramené avec deux potes chez Pénélope dimanche dernier complètement bourré, alors que c'était censé être une soirée entre filles, rien que Pénélope et moi. Et quand un de ses potes a commencé à me parler un peu trop près du visage, Andy a fini par me taper sur l'épaule et par m'embrasser. Dix secondes plus tard, il annonçait à l'assemblée "oh putain, j'me sens mal" avant d'avoir un ou deux hauts le coeur. Puis il a repeint la salle de bain de Pénélope en Technicolor. Vu qu'on l'a retrouvé à demi mort et hoquetant quand on a réussi à ouvrir la porte avec un tournevis (il s'était enfermé cette andouille), Pénélope lui a proposé de dormir chez elle, vu que ses copains nous avaient abandonnés.
Et le lendemain, comme de par hasard, sa mémoire refusait de fonctionner. Il n'arrétait pas de nous répéter: "Mais j'ai fait quoi? oh je me rappelle plus, c'est le trou noir depuis le moment ou Franck a dit "Andy, t'as qu'à te mettre à oualpé sur le balcon tant qu'on y est" quand j'enlevais mon pull" Avec Pénélope on s'est regardées genre consternation-consternation. Il s'est mis à flipper: "Naaan, ne me dites pas que je me suis mis nu sur le balcon..."

La version officielle est qu'Andy a juste passé une demi heure seul dans les chiottes à gerber. Ca l'a embété. "Genre j'ai un peu niqué mon sex-appeal là."
Puis, il nous a proposé de nous préparer des pâtes à la carbonara, même si "je vais pas en mager chuis un peu barbouillé là ahahahah". Mais il a découvert que Pénélope n'avait plus de fromage rapé pendant la préparation. Ni de lardons. Les pâtes à la carbonara sans fromage, c'est dégueu.
Y a des jours comme ça...

Quand je suis rentrée, car c'était la rentrée une semaine plus tôt qu'à Paris lundi, Jivé, Suzanna, Denise et tout le groupe m'ont fait une chouette fête. J'ai dit à Jivé : "Fais gaffe, si tu bois trop et que tu m'embrasses, il se pourrait que la violence de la pêche que je te mettrai dans la tronche t'assome sur le coup." Ca a eu l'air de l'impressioner, et il m'a tendu mon cadeau vite fait.

Ce week end, je suis rentrée, pour les élections. Mais si la politique commence à entrer dans ce blog, en même temps que le rap, il faudrait que je change le titre du blog lui-même. "POUFPOUF GIRLS : rap, cochons d'Inde, politque, et meilleur ami débile".
Ca le fait moins.

Posté par Poufpouf à 17:03 - Ma vie, ma bataille - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 avril 2007

Le DJ de l'Ombre, ou Histoire d'un Pré-anniversaire Raté

Le 1er avril, c'était mon anniversaire (oui en ce moment, y a pas mal d'anniversaires, qu'est ce que j'y peux?). Pénélope m'a offert le nouvel album des Stooges, et je n'ai pas osé lui dire que je l'avais déjà, parce que je l'avais acheté le jour de sa sortie. Parce que Iggy Pop, c'est un peu mon héros en fait. C'est à la limite du banal, d'avoir Iggy Pop comme héros, mais mieux vaut lui, plutôt que (je ne sais pas moi) Hervé Villard ou Sacha Distel. Ou Mike Brant.

En guise de pré-anniversaire, Pénélope et Andy ont décidé de m'emmener à une soirée où il y avait quelques personnes du lycée, le samedi soir. C'était une soirée assez étrange. La plupart des gens avaient ramené leurs potes. L'appart était bondé, et un mec refusait que l'on s'approche de la chaine à IPod pour changer la musique : "Naaaan moi je veux écouter DJ Shadow!" Alors, oui, DJ Shadow, c'est underground, c'est même assez classe, mais au bout d'un moment, le DJ Shadow, il nous a couru sur le haricot un peu.
Je veux dire, du DJ Shadow toute la soirée, ok, mais seulement si on est dans un film comme Trainspotting. Mais là, c'était pas non plus trop l'ambiance.
Voilà l'argumentaire que je lui ai tenu. Il faut avouer, ça se tient. Mais lui, il a juste répondu : "Ta gueule."
Sympa quoi.
Andy, dont le courage s'est particulièrement développé depuis quelques temps, a commencé à me défendre "Vas-y làààà, tu lui parles pas comme ça, c'est pas du respect làààà". Redoutant la baston, j'ai préféré prendre Andy par la manche de son pull et l'emmener s'asseoir pendant qu'il vitupérait tout seul : "Vas-y lààààà, quel gros con ce mec, nan mais quel gros con, il faut que j'aille chercher à boire."
Quand il revient, Pénélope lui a pris sa place pour discuter de qui est devenu quoi, qui a fait quoi, bref les bon gros potins bien agréables à entendre.
Et puis, au moment où ce brave Andy allait me chercher une bière, la musique se coupe et on commence à entendre My Hump des Black Eyed Peas. Le fan de Dj Shadow était parti aux toilettes, et une fille en avait lachement profité. Pénélope et moi on commence à bouger la tête, genre wahou trop l'éclate. Le mec se ramène même pas énervé, en criant : "Ca chuis sûr, c'est un coup à Emilie, ahaha, sacrée elle!" Et bam, il nous remet sa musique. Relou le mec.

C'est là qu'Andy fait une chose très bête, pour ne pas changer. Il va le voir et lui dit: "Ecoute, heu c'est chiant, tu vas nous la virer ta musique oui?" Sauf que son "Oui?" se barre violemment en sucette, genre un "Oui?" menaçant. Genre si tu fais pas kesske chte dit, ça va grave chier des bulles. Là, l'homme le prend par le bras et le serre en disant : "Ecoute, ici, c'est chez moi (ah ok, je savais pas) je mets la musique que je veux." Et là, que me prend-il? Je me dirige vers lui en criant : "Té, bonjour l'ambiance tu vas le lâcher oui?" , avec un "oui?" qui se barre méchamment en sucette, et je lui rentre dans le chou. Ca m'a pris comme ça. Je ne sais même pas pourquoi je l'ai poussé. En tout cas, on a dû se dépécher pour sortir de chez lui. Le temps qu'il se relève et qu'il nous gueule d'aller nous faire foutre. Comme dirait Nietzsche : "Sacrée soirée!"

On a marché un peu en buvant le jus de pomme que Pénélope a réussi à choper dans l'appart du mec, on s'est assis sur un banc, et on a parlé, pendant une heure. Et c'était bien. Pénélope était blottie contre moi, alors que j'étais blottie contre Andy. Quand Pénélope a commencé à remplacer tous les mots qu'elle disait par d'autres tellement elle était fatiguée, elle a commencé à râler pour qu'on bouge. Et puis, Andy et moi on s'est mis à gambader dans la rue, avant qu'il ne marche en me tenant blottie contre lui. Il a commencé à me refaire le coup du "Tu es mon Caprice à Deux, Caprice des dieux", mais Pénélope l'a coupé en lui disant : "Arrête, je crois pas que Geneviêve soit d'accord" Là, ça l'a arrété net, comme si on l'avait mis sur pause, comme si on avait trouvé son bouton Off. "De quoi? De quoi tu parles?" J'embraye forcément sur un "C'est qui Geneviêve?"
Réponse d'Andy : "Mais personne! arrête tes conneries Pénélope, achète toi un cerveau."
Réponse de Pénélope : "Arrête, c'est une fille qu'Andy a pécho en boîte."
Andy : "Oui, mais c'est Pénélope qui l'avais ramenée. Et ça ne s'est produit que deux fois! Genre attends Djiou, j'étais bourré..."
Pénélope : "Putain mais t'es gogol ou quoi? Elle a trop flashé sur toi, bon sang d'bois!"
Je les ai laissés là, parce que, sans blague, me faire un scène pareille la nuit d'avant mon anniversaire, c'était pas cool.

Le lendemain, Pénélope a été la première à s'excuser. Elle m'a téléphonée, et m'a dit que depuis que j'étais far far away, elle était toute triste, et qu'elle était un peu jalouse de mes nouveaux potes, qu'on était plus le club des trois, comme dans les bouquins d'Enid Blyton. J'ai pas osé lui dire qu'ils étaient 5 et qu'il y avait quand même une fille qui s'appelait Claude, ce qui m'avait toujours choqué, vu que le cousin de ma mère s'appelle Claude, qu'il a un triple menton et des rouflaquettes telles que personne n'en a jamais vu. Je lui ai dit, c'est bon, c'est bon, arrête de chouiner, mais arrête aussi d'être un méga boulet tel ton être hier, parce que ça va pas passer aussi facilement que cette fois sinon.
Et puis, Andy m'a lui aussi appelé pour m'expliquer l'affaire Geneviêve, mais je lui ai répondu que sans blague, on était ni ensemble, ni mariés, ni pacsés, qu'il faisait ce qu'il voulait. Il y a eu un gros blanc, il a fait un gros soupir, et il m'a dit : "T'façons, Geneviêve, c'est comme Olga. Elles seront jamais mon Caprice à deux, Caprice des Dieux." J'ai dit "mouais mrrrfffff", mais finalement, cette phrase, c'était comme son cadeau d'anniversaire. Non je déconne, il m'a offert un DVD quand même.

Ah ouais, y a aussi un truc de fou qui se passe dans ma vie. Je n'arrête pas d'écouter du rap, celui de The Streets, c'est grave docteur?
Et puis mercredi, j'ai regardé Nouvelle Star, et je me disais "oh mein Gott, ils ont aucune imagination, nan mais comment elle est fringuée celle là encore, et pi c'est tout caca pourri ce qu'ils nous chantent. Entre l'autre qui nous fait Anaïs comme si c'était Anaïs qui chantait, et celui qui nous fait une sorte de Gnarls Barkley R'n'B guimauve qui endort plus rapidement qu'un Actifed Nuit..."
Quand soudain, une espèce de mec avec une barrette dans les cheveux intitulé Julien nous offre un Like a Virgin version jazzy disjonctée à grosse tendance schizophrène d'une perfection rarement (voire jamais) vue dans ce genre de programme. J'en étais comme deux ronds de flan, à me demander si j'allais applaudir toute seule devant ma télé, comme une gamine devant Guignol.
Merde. Me voilà aux confins du non-underground. C'est quoi le prochain stade? J'écoute Diam's en duo avec Amel Bent?

(mot clé menant à mon blog du jour : cucu qui pu)

Posté par Poufpouf à 14:38 - Ma vie, ma bataille - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mars 2007

Two Years, what a Surprise!

Alors d'une, ça fait deux ans que je blogue, wahou, ça c'est fort. Si on m'avait dit que ce blog vivrait aussi longtemps quand je l'ai commencé... Bon c'est clair que depuis que 20six est parti en sucette et que j'ai dû venir ici, c'est plus tout à fait la même chose, mais disons-le, ça claque quand même.

De deux,ça fait deux ans que le titre de mon blog contient une bête faute d'orthographe. Ascension, ça s'écrit pas ascencion comme je le croyais. Alors ouais, je me la pète, je mets des mots de plus de cinq lettres dans mon titre, ça le fait. Sauf quand il y a une faute, quoi.

De trois, mon blog commence à attirer des scientifiques et autes érudits, comme le témoignent ces mots clés: "milieu de vie des bulots" et "les nouveaux aménagements à Alexandrie" (ne me dites pas qu'ils nous ont pété le phare...). Mais il attire aussi des gens désireux d'apprendre ce qu'est l'underground attitioude: "danser comme Travolta"(c'est simple, il faut se déhancher en montrant le Nord-Est, puis le Sud-Ouest, tout en ayant le courage de se mettre de la gomina dans les cheveux de façon à ce qu'ils forment un petit rouleau ridicule appelé "banane")

De quatre, je savais que partir avec des gens de l'école au ski n'était pas forcément une bonne idée, vu que la plupart se la jouent "yeah je fais du ski depuis que je peux chausser des moon boots". Et que moi, il m'a fallu attendre de chausser du 35 avant d'en faire. Pareil pour Jivé et suzanna (Denise nous a lachement abandonné)
Mais finalement, ça s'est bien passé. D'ailleurs c'étaient pas loin d'être les meilleures vacances de ma vie. Ca a renforcé notre amitié comme jamais, et on s'est fait des nouveaux potes. Bon le problème, c'est que Jivé ronflait. Il trouve ça dur à concilier avec sa classe attitioude de faux dandy wock'n'woll à chaussures vernies. Même qu'à un moment, je suis descendue du lit superposé, je me suis à moitié pété le petit orteil sur l'échelle, et je l'ai secoué pour qu'il arrête de faire le B52. Et au reotur, dans le car, il s'est endormi genre une demi seconde, et il a émis un ronflement tellement fort qu'il s'est auto-réveillé en sursaut, mort de honte. Mais à part ça, on n'a fait que skier, faire de la luge, manger de la raclette et aller en boîte. Bref, la vie n'était qu'une fête.

De cinq, Denise, hier, à la bibliothèque, m'a hurlé: "Tu devineras jamaiiiiiiiis..." Je prends une expression super concernée alors que j'ai une dissertation super importante et que je suis à la bourre. "J'ai embrassé Ralph hieeeeeer". J'avais deviné. Et elle part dans un gloussement en se plaquant la main devant la bouche et en faisant prouter sa bouche. J'epère qu'elle redeviendra normale une fois qu'elle se sera habituée à avoir un copain aussi canon que Ralph, sinon ça risque d'être dur. Je veux pas faire les boutiques avec une fille qui glousse en faisant prouter sa bouche et en disant "ihihi, et hier on était au ciné, c'était cool" Jivé me trouve amère. Je lui ai dit oh, tais toi. Il m'a répondu que si je voulais bien succomber à son charme sans limite, il ferait tomber cette amertume qui me hante. J'ai fait prouter ma bouche avant de rire. Et là je me suis dit: "merde, Jivé me fait rire du rire de Denise..."
C'est vrai que je l'ai toujours trouvé super beau. Mais en même temps, j'aurais trop l'impression de sortir avec un mélange entre Carl de Zelibeutinze, Gad Elmaleh et Jean-Claude Vandamme pour les phrases incompréhensibles que lui seul arrive à comprendre. Sans compter que maintenant je sais que son deuxième prénom, c'est Raoul.

De six, deux ans ça fait pas mal de temps en fait. Ca se trouve dans deux ans je ferai encore des études. Ou ça se trouve, j'aurai épousé Peter von Poehl.
Ach!

Posté par Poufpouf à 19:41 - Ma vie, ma bataille - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 février 2007

Pala Pala Pa Pala

Tu t'attends peut être à ce que je te parle de la Saint Valentin. Ben t'as raison.

On s'est retrouvé à cinq, tels des âmes en perdition (surtout que Suzanna venait de se faire larguer, le jour même de la St Valentin, et par texto en plus : "jan m une otre je cass dsl" ou un truc du genre...)
Ce qui nous a permis de dire du mal pendant une bonne heure et demi, et de consoler Suzanna, qui criait à la fin que ce mec n'était qu'une immonde baltringue de ses deux, et que dire qu'elle s'était épilée les sourcils spécialement pour cette ordure, même pas une ordure, un déchet, ouais un déchet!

Ensuite, on est allés dans une salle pour une soirée organisée par des gens de la cité U de Denise, où un concours de beauté était organisé! (genre Mister et Miss Cité U, trop valorisant.) Et là, horrreeeeeuuur : Gaëtan était pile dans les quatre finalistes. Denise s'est mise à siffler en hurlant "DégAAAAAAAAAAAAge avec tes muscles et ton marcel, Tu t'crois dans Prizon Brèèèèèèèèèk ou quoi?" (je retrouve avec elle les hontes que j'avais avec Pénélope, des fois). Le problème, c'est que ce mec a des groupies, et ça, Denise, elle le savait pas, ce qui est bien dommage, parce qu'on est devenus les parias de la soirées. Jusqu'à ce que ces filles découvrent qu'on était avec Jivé, et qu'elles se mettent à le draguer. Il a même une groupie à l'école, qui était là aussi. Elle lui a dit: "Joyeuse Saint Valentin Jean-Vincent" (personne ne l'appelle comme ça, gourdasse!) La honte pour elle.

Et puis, après la victoire de Gaëtan et d'une brune plantureuse (selon les mots du "speaker" qui sortait une blague pas drôle toute les 5 secondes) on a dansé comme dans un bal de promo. Oui avec des slows de merde et tout. (le didjé a bien vu que le tango marchait pas des masses, et que Denise et moi on était les seules à danser tel des kékés en traversant la piste de long en large et en hurlant des trucs en italien, et qu'on faisait peur aux gens.)
Par contre le rock a beaucoup plus marché. D'ailleurs Jivé m'a invitée et en plein tourniquet de dessous de bras (vous voyez de quoi je veux parler) il m'a hurlé : "eh j'ai vu un championnat de rock à la télé où le mec lançait la fille dans les airs. C'est cool non?" Je voyais venir le problème gros comme un manoir, et j'ai décidé d'esquiver la chose en lui lachant la main, ce qui m'a projetée vers l'infini et au delà, grâce à la force découverte par un naze comme Newton ou Einstein, et je me suis  violemment emplafonnée un mec qui traversait peinard la piste de danse, un verre de punch à la main. Et là Jivé court et hurle : "Oh pardooooon Djiou, j't'ai lâchée (brave gars)" et zip, il se tape la glissade de la mort sur la flaque de punch et se gadine.
C'est alors que le gars que j'ai cogné, me sourit et fait "Hep salut"
Alors que je lui répondais, impressionée par son style de dandy destroy, et d'ailleurs je ne comprenais pas comment ça se faisait qu'il se trouvait dans une soirée aussi pourrie, seul, le jour de la St Valentin, Jivé se relève, m'entoure les épaules d'un bras qui se voulait protecteur s'il n'était pas aussi frêle, et dit avec une voix genre Nick Cave : "Elle est avec moi."
Moi : "Jivé, tu saignes du nez."

Après avoir papoté quelques minutes avec le mec, avec qui je semblais avoir des points communs et des atomes crochus, et qui en plus, ne me prenait pas pour une idiote, Jivé se repointe, le nez nettoyé, et me dit "Allez, on s'fait un p'tit rock?". Je regarde ses pompes et je lui fais: "t'as vu le vernis est abîmé..." J'ai bien vu que ça le mettait trop mal que ses pompes soient abîmées par sa chute dans le punch. J'ai poussé un soupir et je suis allée danser après avoir fait un petit sourire d'excuse à l'autre.
Mais pas de bol pour Jivé, le destin allait en décider autrement. Denise m'attrape par le bras et me hurle pour couvrir la musique : "Comment t'as fait pour aller parler au type là bas? Putain, ça fait depuis le début de l'année que j'essaie de trouver quoi lui dire et comment lui parler, putain comment t'as fait?"
Je lui ai répondu que je lui avais foncé dedans et que je lui avais renversé le punch qu'il avait acheté 3€ dessus, et qu'ensuite Jivé avait glissé et était tombé et qu'il avait fait croire qu'il était mon mec.
Elle : "wow la vache, t'es un vrai génie. Une déesse de la stratégie amoureuse. Je m'incline!"
J'ai pas eu le courage de répondre.

Ce matin, dans le brouillard, Denise arrive, surexcitée et me hurle : "Ca y est, je lui ai parlé! Ce matin quand il est sorti de sa chambre, je l'ai croisé, et je lui ai fait : 'dur le réveil hein?' et il m'a dit 'ouais' en rigolant. C'est cool hein? Bon après on a  un peu parlé de la soirée d'hier. Il est sympa, il s'appelle Ralph."
Moi : "Bin tu vois, pas la peine de lui renverser du punch dessus!"
Et elle s'est mise à glousser.

Voilà le problème, la St Valentin rend les gens underground pas undergound.

Posté par Poufpouf à 14:06 - Ma vie, ma bataille - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 février 2007

Car je resterai... Ta meilleure amie

Hep hep !
Le saviez-vous? Les meilleures amies des meilleurs amis sont souvent étranges. Mon meilleur ami-école, qui n'est autre que Jivé (beauté, humour et bêtise intersidérale dans un seul et même homme) a décidé d'héberger sa meilleure amie pour le week-end. Et de nous la présenter. Sauf que j'étais la seule qui restait sur place pour le week end.
J'ai donc rejoint l'homme dans un petit café sympa, lumière tamisée, etc. Je commande un coca, et on commence à papoter. Sauf que j'adore le coca, mais pas les bulles dedans. Donc, comme d'hab, je soufflais dedans avec la paille. (mais avec classe, pas comme une bourrine  qui en fout partout) Et là, une fille brune à frange-France Gall se ramène et plisse le nez pendant que je la regarde, étonnée, toujours en train de souffler, les bulles bloblottant violemment dans mon verre.
Là, Jivé change direct de ton : "Aheem Dji.. heu Judith, je te présente ma meilleure amie Shannon." Je sors la paille de ma bouche et lui fais un "Salut" comme tout le monde rêverait qu'on lui dise salut.
Direct la fille m'attaque : "Ah salut. ah ouais Jivé m'avait dit que t'avais la même coupe que Johnny Borrel. Moi je trouve qu'ils sont un petit peu plus volumineux hinhinhin"
Je manque d'en péter mon verre rien qu'en le serrant avec la main, comme dans les films. Mais, avouons-le sans détour, je n'ai pas la force suffisante.
Surtout qu'apparemment, Jivé ne lui a JAMAIS dit que j'avais la même coupe que ce chanteur. Pourquoi n'a-t-il pas protesté quand elle m'a balancé ça? Mystère.
Bref, elle m'a complètement exclue de la conversation, et quand j'arrivais à balancer une blagounnette un temps soit peu drolasse, elle me regardait d'un air méprisant, et je voyais bien que Jivé savait gravement envie de rire, mais qu'il se retenait. Au bout d'une demi heure, j'en ai eu ras la casquette et je me suis levée pour partir en oubliant de payer mon Coca. Et là, la fille m'adresse la parole pour la deuxième fois de sa vie (et de la mienne) en criant :  "Eh! T'as oublié de payer ton  truc à bulles là ." Tout le bar s'est mis à me regarder. Et elle de rajouter: "on est pas à la Soupe Populaire hinhinhin"
J'ai piqué un fard, et j'ai remarqué que Jivé faisait de même.

J'ai décidé de ne plus lui parler, jusqu'à ce qu'il se mette, pas plus tard qu'hier, à tremblotter de la voix en me disant : "Ecoute Djioudite, tu ne peux pas m'en vouloir uniquement parce que je suis qu'une lavette qui sait pas s'imposer devant un despote en chef. Tu sais, je l'ai engueulé un peu quand j'ai recouvert un semblant de virilité (après 5 bières) et j'ai cru qu'elle allait sortir un 9 millimètres et me buter de sang froid."
Comme je suis faible, j'ai dit que ok, mais fallait pas me la refaire deux fois, et que j'avais eu l'impression que mon être entier était humilié dans ce bar. Il m'a demandé pardon, scuse moi, chui désolé, en reniflant (il a une sinusite).
Et là, il m'a annoncé : "Tu te rappelles qu'on a un exposé ensemble la semaine prochaine?"
Admirez mon self control, il n'est pas mort.

J'ai finalement décidé que je ferai rock star plus tard. J'arrive enfin à jouer  Dress de PJ Harvey, tout en chantant par dessus, ce qui remplit mon coeur de joie. Je ne fais pas de fausses notes, je ne me gourres pas dans les paroles, mon cerveau arrive à comprendre que c'est pas parce qu'on chante que les mains doivent partir en fristaïle total, tel des êtres indépendants de ma volonté. Francis Cabrel et ses conneries de trucs genre il n'était rieng mais voilà qu'aujourd'hui, il est le gardieng du sommeil de ses nuits, tout ça c'est bien loin.


Sinon, moi je veux bien donner des conseils quand je découvre que des gens vont sur mon blog en tapant "le langage des cochons d'Inde" sur Google, mais là ça ne va plus. Maintenant c'est "cochon d'Inde patte cassée" "bataille cochon et lapins", j'en passe et des meilleures. Je suis pas une encyclopédie moi. Ni une psychanaliste spécialisée dans les couples
"Il s'endort quand je lui parle"
"Comment faire quand mon mec veut sortir avec une autre fille"
"Mater le string de ma voisine"
Tss tss tss

Oh, j'oubliais : vous vous ennuyez? Allez voir Cashback, c'est tellement bioutifoule (certes, il y a un match de foot à un moment, mais bizarrement, ça ne gache pas tout.)

Posté par Poufpouf à 19:28 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 janvier 2007

Un jour rêvé pour le Cochon d'Inde

Hep!
Me voici sans partiels, me traînant de mon bureau à mon lit, et de mon lit à mon frigo, et de mon frigo à mon bureau. Oui, des fois, je sors acheter une pizza et une salade sous vide. Et du Mont Blanc. A tel point que Lola, ma voisine d'en face a failli s'évanouir devant la vision de mon être en robe de chambre grise, les cheveux gras comme si je les avais frottés contre un kouing aman, et avec à la main, une casserole de courgettes.
J'ai dit "Ouais?" et elle m'a répondu : "Heu, j'voulais du gruyère rapé, passke j'en ai plus, et bon j'fais des pâtes à la carbonara.... Mais je vais peut être repasser, t'es occupée là..." Je lui ai répondu que sans blague, faire cuire des courgettes ne m'occupais quand même pas à ce point là, et que tiens, le paquet de gruyère était déjà ouvert, mais seulement depuis deux semaines. Elle l'a pris et m'a remeciée et puis je l'ai entendue, à travers la porte, aller demander à Anne So, ma voisine de droite : "Heu, j'voulais du gruyère rapé, passke j'en ai plus, et j'fais des pâtes à la carbonara..."

C'est là que je me suis dit, que diable, tu es jeune, alors pourquoi cette robe de chambre grise? En plus, c'est les soldes, bouge toi ma grande! Et je me suis jurée que plus jamais je n'en serai réduite à un tel anti-glamour. Je me suis lavée en pensant que regarder Newport Beach sur Dailymotion, ça allait bien cinq minutes, mais que Ryan, Marissa, Seth et Summer n'étaient finalement qu'une bande de bouffons riches et superficiels, et que les mater n'avait donc aucun intérêt. Je me suis acheté un paire de chaussures sensas. Mais en rentrant dans ma piaule je me faisais toujours chier.
Alors je me suis dit: "bon je vais lire ce livre qu'Andy m'a offert pour Noël, avec une femme blonde et nue dessus." Le titre est plutôt cucu : Confessions d'une groupie (Pamela des Barres) En me l'offrant, Andy m'avait dit: "Tu ne pourras plus vraiment faire ta groupie quand je jouerai avec le groupe, donc au nom de toutes les fois où tu as supporté nos répèt' voici la bio de l'ultime groupie!"
J'avais fait "Hinhin, ça a l'air cool." et je l'ai rangé, pleine de préjugés trop nazes (nan mais okay, moi aussi je pouvais suivre pleins de groupes de rock, les rencontrer, et écrire tout ce qu'il se passais, et gnagnagna. et en plus, chuis pas une groupie moi,  mais pour qui tu'm'prends?)
Sauf que : c'est super bien écrit, c'est plein d'amour de la musique. Pamela était juste une toute sentimentale qui a vécu son fantasme à fond. C'est beau finalement.
Je suis allée rejoindre Denise à Zara, et je lui ai demandé : "Eh, toi, t'as jamais essayé de rencontrer un groupe ?" Elle m'a répondu que si. Au concert de Razorlight, elle avait essayé de monter sur scène, mais un vigile l'avait repoussée dans la fosse mouvante et vociférante, elle était tombée sur les fesses, et elle avait finalement réussi à se remmettre debout après qu'une baltringue lui a marché sur la main. J'ai dit ah ok. Ca doit pas être simple d'être une groupie respectée aujourd'hui...

Sinon, pour atterir sur mon blog en écrivant : "le langage des cochons d'Inde", faut le faire.
Mais pour ne pas que les gens cherchent pour rien, je veux bien exposer ici, mes connaissances en la matière.
Le cochon d'Inde est un petit animal bien brave. Contre toute attente, il arrive parfois qu'il soit intelligent. Mais seulement parfois.
Bref, quand le cochon d'Inde roucoule, ça signifie qu'il est über content. Souvent quand Andy met à mon cochon une chanson de Björk bien précise, il roucoule.Ca arrive quand on lui gratouille le dos, et quand on lui balance une endive.
Quand il frotte ses dents les unes contre les autres, c'est qu'il essaie de t'impressioner. Il ne sait pas qu'il n'y arrive pas, que c'est vain, que ça fait plus marrer qu'autre chose.
Quand il émet des petits couics, il a reconnu la personne qui lui donne à manger. Il demande tout simplement son dû.
ASTUCE: toi aussi tu veux que ton cochon d'Inde s'étire en baillant de toutes ses dents? Gratouille lui le dos pile au milieu.
De rien. 

Par contre, pour la personne qui a tapé: "elle a 40 ans et elle se sent seule" là, désolée...

Posté par Poufpouf à 17:52 - Ma vie, ma bataille - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 janvier 2007

Nos amis les voisins

Comme on peut le voir, je ne suis pas encore sortie de ma période folk, qui semble s'éterniser (mais ça va je gère, ça ne me fait pas peur...)
En ce moment je n'écoute que Nick Drake et Peter von Poehl. Peter von Poehl, c'est über bien. Mon disque de l'année. Qui donne envie de se balader pendant que les feuilles mortes volettent autour de soi. Ou de se rouler dans un nuage (oui je sais, c'est pas possible, seuls les Bisounours peuvent le faire. Mais sérieusment, qui aimerait être un Bisounours?)

Tout d'abord, bonne année. Oui je sais, c'est tellement convenu; mais on s'en tamponne, ça fait plaisir !
(Au fait, je vous vois venir genre : "woow elle se sent plus là, elle nous fait deux notes à moins d'un mois d'écart." Bande de médisants.)

D'ailleurs, en parlant de Bonne année, j'ai passé un 31 décenbre tellement bizarre que je me demande si j'ai bien fait d'y aller. Andy et Pénélope ayant des obligations familiales, je me retrouvais le coeur serré par l'angoisse. Quoi, devais-je passser cette soirée sans mes amis? C'est alors qu'une fille de ma prépa de l'année dernière me convie à "un banquet de premier de l'an" (mmmh?)
Je suis arrivée dans un immense appart en jean slim troué et Doc Martens, et tout le monde était über sapé, genre on est chez Mamie Georgette. Bon déjà, je connaissais pas grand monde. Je me colle à des connaissances-prépa sans repérer Betty, ma chouette copine-prépa. Elle a sûrement mieux à faire que d'être dans cette fête pourrie où on entend (oh bha tiens c'est dingue) du Claude François. Je prends une coupe de champagne et je m'asseois. C'est là que j'aperçois Betty. Je cours la rejoindre en me renversant du champagne sur mon tee shirt. (cette manoeuvre est déconseillé en cas de punch à la framboise).
Moi: "Ben qu'est ce que tu fais là?"
Elle: "Ben... J'avais nulle part où fêter le prmeier janvier ce soir"
Moi: "Tu te rends compte que cette fête est une réunion de personnes qui ne savaient pas quoi faire?"
Et là, ça tombe sous le sens. Tout le monde se fait chier. Sans compter que c'est la deuxième fois qu'on entend Alexandrie Alexandra, et que je n'ai rien contre ce brave Claude, mais si la touche repeat est enclenchée et qu'elle passe une troisième fois, je ne réponds plus de moi-même.
C'est là qu'un mec s'avance vers nous, et nous fait: "Eh les Girls, alors on s'ennuie? Allez v'nez danser quoi, wouhoooouuu." Et là il nous execute un moonwalk complètement raté, et un Je montre le haut-je montre le bas-déhanché en hurlant "Saturday Night Feveeeeer".
J'aurais été avec mes amis, ça m'aurait sûrement fait marrer comme une bouffonne. Mais là j'ai trop l'impression que le gars est sérieux. D'ailleurs Betty me dit:
"J'ai peur pour notre santé mentale Judith. En plus, ça me rend triste tout ce champagne et ces petits fours. (Tu as goûté celui qui est rose fushia? Beuh, j'ai cru que j'allais dégueuler).On attend minuit ok? Parce que sinon c'est pas sympa pour Céçaïle, elle a quand même tout organisé."
Je lui ai répondu que bwoo je savais pas trop, j'avais envie de me casser d'ici tout de suite, pendant qu'il en était encore temps.
Elle: "Ecoute Judith, psychologiquement, je ne peux pas quitter une fête du premier de l'an avant minuit. Ca porte malheur. Après toutes tes fêtes de l'année sont nulles. Si, j'te jure."
Les gens autour de moi sont tellement bizarres.

Je suis arrivée chez moi à Minuit et demi. Parce qu'il y avait une demi heure de trajet.

Aujourd'hui, de retour dans mon studio, far far from Paris, parce qu'il faut que je bosse la deuxième moitié des partiels. Et à Paris je ne peux pas parce qu'il y aura forcément Pénélope qui me téléphonera pour me demander "Eh j'ai pas vu le sapin de Noël géant aux Galeries Lafayette, on y va?" (ou une autre connerie).
Et je rencontre mon voisin qui m'avait aidé pour mon aménagement. On discute cinq secondes et je lui dis "Oh scrogneugneu, j'ai plus rien dans mon frigo, j'dois aller faire les courses et j'ai la flemme, et gnagnagna..."
Et là, paf, il me répond: "Ben viens chez nous, AnneSo fait toujours 3 tonnes de pâtes en trop!" (AnneSo = colloc über sympa de über-voisin qui m'a ouvert la porte de la résidence quand j'avais momentanément égaré mes clés)
L'âme légère et guillerette, je rentre, et je vois Anne So verser de l'eau dans la casserole. C'est là que je l'entends faire "crrrr arrrrrourrrr..." en préparant tout ça. Je me dis, ça y est, crise d'hippopotamus, elle va s'évanouir, elle fait des bruits étranges annonciateurs de tombée dans les pommes. En fait elle se gargarise juste, et elle crache un gros glaviot dans l'évier. Cette image ne m'a pas quittée. Même quand elle m'a dit: "Bon ap' Jud'!" .Gni.

En mot clé, encore du lourd: "les choses chiantes de la vie" (quoique on ne dépasse pas le grandiose: comment faire avec une boite à chaussures une maison de barbie)

Posté par Poufpouf à 18:44 - Ma vie, ma bataille - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 décembre 2006

Jingle Bells Jingle Bells Jingle Bells ROCK !

Hello les p'tits gars. Grosse remise en question + partiels = point trop de nouvelle note, oui, je sais, honte à moi.

Reprenons où nous en étions la dernière fois. Pénélope n'est plus avec Bérenger le clone raté de Cillian, car ce bouffon a obtenu mon numéro de téléphone et m'a téléphoné pour me dire : "Judith, heu, ça te dit qu'on se voit? Mais n'en parle pas à Pénélope steuplé". Je lui ai répondu que ahahah, et je lui ai raccroché au nez.
Et là, je me suis dit que merde, je ne peux pas balancer à Pénélope: "Ouais au fait, ton actuel boyfrénnde, c'est un immonde porc en plus d'être un faïke de Cillian Murphy." Il fallait que je prenne des gants. J'ai donc tout raconté à Andy qui a tout dit à Pénélope.
La fille n'a même pas pleuré. elle m'a appelée et m'a causé pendant une heure et demi à coup de : "Nan mais t'sais Djiou, je respecte ce que tu as fait au nom de notre amitié vieille de trente ans (non, juste dix) (ou onze, je sais plus). Car Bérenger, disons le sans détour, a une sorte de beauté visible dès le premier coup d'oeil." et autre "de toute façon, je suis encore amoureuse passionément de Djordje, beauté  de beauté, homme de homme." (je tiens à préciser que Bérenger est mille fois plus beau que Djordje)

Al'école, les jours passent et se ressemblent, et bizarrement, ça ne me gêne pas. Il y a une over gut ambiance. Presque tous les jours, quelqu'un du groupe lance un petit : "on se fait une petite soirée? Mais petite, hein, passke moi je veut aller en cours demain" (quelques variantes: "passke moi j'ai un exposé demain" / "passke moi j'ai une dissert pour demain" / "passke ça fait quatre jours de suite que je sors et je commence à fatiguer". )
Bref, la petite soirée se transforme vite en une fin de soirée qui ressemble à une poignée de gens (légèrement) ivres qui se retrouvent soit en boîte, soit dans un bar glauque à se faire virer par le gérant parce qu'ils dansent sur les tables (alors qu'il n'y a pas de musique).

Mais bon, attaquons par du lourd et du concret : Bientôt Noël. Ca veut dire, bientôt cadeaux. Oh yeepee, comme dirait n'importe quel cow boy, avant de jeter son chapeau, de tirer quelques bastos en l'air et de commander une bière.
Jivé a fait son gros naze : "oui, c'est quoi ce dégueulis de cadeaux, de sapins et autres niaiseries qui ne font que participer à cette immonde société de consommation si glauque qui n'est que trop aliénante pour l'homme moderne d'aujourd'hui, pas dans le sens où l'entend Hannah Arendt, mais dans mon sens à moi tu vois?"
Je lui ai répondu que non. Il a recommencé à ouvrir la bouche pour continuer à briser toute sa dignité quand, coup du sort, Denise lui fait un violent croche pied et il s'emplafonne dans le panneau annonçant la soirée spécial Noël. Pour changer de sujet, j'ai proposé d'y aller.
Il a opiné du bonnet, ce qui n'a fait qu'empirer le saignement de nez dû à sa rencontre avec le panneau. (non mais bon, Jivé saigne tout le temps du nez. Un jour, cette baltringue de Gaëtan lui a dit "Salut gars, ça va?" et lui a mis une grosse bourrade dans le dos. Jivé a saigné du nez.)

Bref, cette soirée de Noël.... Comment dire?
En fait tout le monde était bourré, mais avec un chapeau de père noël sur la tête. Bref, comme à toutes les autres soirées. Denise était en transe. elle avait repéré le petit rasta qu'elle kaïffe over depuis deux semaines. Moi je me suis assise sur une chaise, un peu fatiguée, et là, pan, Jivé se ramène et me fait : "Imagine qu'on est sous le gui"
Et heureusement, Suzanna, la sauveuse siouper-girl arrive et hurle : "Denise a vu que rasta avait une copine! Elle pleure dans les toilettes!"
Et moi, tel le jaguar des steppes, je bondis de mon siège vers les toilettes. Sauf que Denise n'est pas en train de pleurer. Elle est en train de mettre des coups de pieds de fou dans une des portes.
Je commence à chercher quoi dire pour l'apaiser, sans pour autant me prendre une mégamandale dans la gueule ("Les mecs, tous des porcs" "Il ne te mérite pas" "Sa copine est tellement un gros boudin par rapport à toi, beauté d'entre les beautés", etc)
Mais le vigile l'a apaisée avant moi. il est rentré comme ça, genre on est pas dans les toilettes des filles. Il l'a attrapé par le fute, mais comme elle se débattait, il l'a portée et l'a mise sur son épaule. Et il l'a jetée dehors. Denise est tellement saoulante parfois à faire des trucs comme ça. Juste quand il commençait à y avoir de l'ambiance en plus. Mais bon, je suis quand même sortie pour voir ce que je pouvais faire. Mais elle avait disparue.
En rentrant, Jivé, complètement imbibé, me serre dans ses bras en hurlant : "Noël.. heu.. joyeux Noëëël Judith." Ce garçon est étrange, mais il est tellement cool.

Le lendemain, j'ai téléphoné à Denise pour lui demander ce qu'il s'était passé. Elle m'a répondu : "Rien, mais tu sais, d'un coup, j'ai été fatiguée et je suis rentrée me coucher. Et en plus, tu sais, ce mec, ben il ne cherche pas de relation stable à ce qu'il paraît. J'ai bien fait de ne pas me battre pour lui tchvois"
Je ne sais pas pourquoi, mais je lui ai sorti : "Certes tu ne t'es pas battue, mais tu t'es foutue la super honte. Surtout quand le videur t'a attrappée par le calbute pour..."
Elle m'a répondu que oh ta gueule maintenant.

Bref, joyeux Noël à vous. Evitez de sortir avec un bonnet de père Noël sur la tête. C'est tellement peu facheune. Sauf s'il a des étoiles qui clignotent.

Posté par Poufpouf à 17:45 - Ma vie, ma bataille - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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