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Han Peter Von Poehl, trop l'plus beau. Trop l'plus doué aussi.

Comme se fait-il que je me sois absentée aussi longtemps? Hinhiiin... Je passais des partiels trop nazes, où j'ai souvent raté, parce que les profs, ils posent jamais les bonnes questions, ou du moins, pas des questions normales.

Je reprends là où j'avais laissé le blog. Je suis revenue à Paris voter pour le deuxième tour (c'était il y a si longtemps...) Et Andy m'a téléphoné style : "Heu, j'peux t'parler entre quatre genoux steuplé?"
Et quand je l'ai rejoint aux Buttes Chaumont, affalé dans l'herbe, il m'a fait : ok, heeeeu, Pénélope m'a raconté ce qu'il s'est passé chez elle.
Ah.
Bon.
Dans ma tête, je me suis dit, La vie est belle, life is wonderful, l'herbe est presque verte, l'eau est marron caca, tout va bien...
Et il a enchaîné : J'me suis dit "ohmaillegod" tu vois. J'me suis dit, "té c'est comme si j'embrassais mon clone intellectuel", c'est flippant tu vois. T'as pas l'impression qu'on est de la même famille?
Je lui ai répondu que ouais, maman l'avait abandonné à la naissance, dans la cage des macaques du zoo de Vincennes parce qu'elle le trouvait moche.
Ca l'a pas fait rire.
Il a ajouté que ça le faisait flipper, et qu'il voulait pas être avec moi parce que (ça j'ai kaïffé à fond tellement c'est naze comme excuse) il avait l'impression qu'il allait finir par se marier avec moi et qu'on serait trop les Harry&Sally et que c'est trop cliché, et merde, j'ai 20 ans, t'en a 19, tu te rends compte?
Quoi? What? Comment? How? Was? Wie? Aus bei mit nach seit von zu?
Moi : "Donc en résumé, tu tires dans tous les coins en attendant d'avoir 45 ans et du bide, et à ce moment là, tu te diras 'ah ouais, tiens, si j'me mariais avec Djioudith...'... Ah nan, parce que tu continueras à tirer dans tous les coins des filles plus jeunes, parce que moi j'aurai 44, et je commencerai à plus être une super young qui porte des Converse avec des jupes, etc." J'ai duré bien 5 minutes.
Et il m'a répondu "Mais nan, c'est pas ça."
Si.
Genre le gars, il gère pas trop.
Le lendemain, je regardais Mireille Matthieu chanter la Marseillaise, chez Pénélope, et elle se lamentait, mais sur le coup, je m'en foutais pas mal de tout ça.

Je suis rentrée le lundi matin, et Jivé m'a appelé vers midi pour qu'on se fasse un ciné avec Denise, Suzanna, et deux ou trois autres cools du TD. J'ai répondu "Jivé, la période de révision, comme son nom l'indique, ça sert à réviser."
Et là, j'ai dû réellement l'inquiéter, parce qu'il m'a fait : "Okay, qu'est-ce qu'il y a, dis moi tout."
Finalement, il est venu avec Suzanna et Denise, et on a parlé autour d'une pizza. Suzanne et Denise on hurlé à la mysoginie, à la stupidité des garçons qui leur vient de leur bout de gène en moins, à l'immaturité, à la serial-fucker attitioude.
Jivé a défendu mollement la cause masculine, avant de hurler : "Mais vous vous rendez pas compte de la pression croissante que les garçons doivent subir via cette société consumériste qui se fonde sur le staïle extérieur plutôt que sur la beauté intérieure! Les filles ne veulent plus des mecs bien braves qui ont des nike blanches à scratch ! Elles veulent des mecs staïle, surtout s'ils sont beaux et riches, et vous vous rendez pas compte, maintenant les mecs s'EPILENT LE TORSE ET LES AISSELLES, etc., etc. "
Suzanna : "Ouais attends, ça fait cinquante ans que les filles doivent s'épiler"
Denise : "Et pis tu dis ça, mais t'as le jean de Kate Moss et des chaussures vernies"
Moi : "Ouais mais au moins, il a la classe un peu, par rapport aux autres."
En voyant le regard de Suzanna et Denise, empli d'un mix entre rage, incompréhension et consternation, j'ai dit "Faites pas gaffe, chuis bourrée."
Jivé : "T'as bu que la moitié de ta bière"
"Ouais mais attends, elle est au moins à 4 degrés"
Navrante.

A suivi une période éreintante d'examens, de partiels à la noix, où franchement, j'ai pas géré.
Mais comme dit Jivé : "C'est pas grave, y a des rattrapages, i believe in you, you're simply the best, better than everyone, heuu, c'est quoi après déjà?"
Hinhin.
Pendant trois semaines, j'ai pas arrêté de bosser, le nez dans mes cours. La flemme d'aller faire des courses à cause de mon habitude à rester en pyjama quand je révise m'a conduite à bouffer plus de pâtes en 21 jours qu'en une année entière.
C'est donc sur les rotules que j'ai fini cette session de partiels jeudi, et que j'ai entamé les festivités post-partiels.
Bizarrement, les fêtes post-partiels sont souvent nazes. Tout le monde part en sucette à cause de tous les jeudis (3) qui leur sont passés sous le nez, et les gens picolent plus que d'habitude, c'est à dire, encore plus trop que d'habitude. Inévitablement, quelqu'un devient rapidement trop saoule pour marcher sans l'aide de quelqu'un. Souvent cette pesonne, c'est Denise. Là, le problème, c'est qu'elle a commencé à insulter tout le monde dans la rue en brandissant une bouteille de Ricard à moitié vide, devant des gens qu'elle ne connaissait pas, vu qu'on avait rejoint du monde de l'école entre temps, pour les adieux. Ralph essayait de la raisonner, mais elle n'entendait goutte. Et donc pendant que je parlais avec Gaëtan, qui n'est pas tant une baltringue que ça, fialement, Denise s'est approché et a fait : "Laisse béton Gaëtan, Judith sort avec Jivé"
J'ai couiné "Han même pas vrai"
Et là, elle m'a répondu : "Ta gueule, va te faire foutre"
J'ai décidé d'aller en boîte sans l'attendre, avec Jivé, Suzanna, et quelqes autres, dont Gâëtan, qui a quand même osé un "C'est vrai que tu sors avec Jivé? Vous allez bien ensemble." J'ai abandonné toute tentative de faire entendre raison à cet homme stupide ô combien.
Après avoir move our bodies, et brûlé le dancefloor comme si on était les potes de Bob Sinclar, on a fini la nuit dans un minuscule parc, et je me suis endormie dans l'herbe pendant un petit quart d'heure, jusqu'à ce que Jivé me propose de me ramener, à six heures du mat. Il  m'a appris qu'il partait le lendemain, et qu'on se reverrait pas pendant trois moi et demi, et que quand il reviendrait, il serait bronzé comme Cathy Guetta, et que je tomberais follement in love de lui, par la transcendance du bronzage façon Ibiza. J'ai eu envie de verser une larme symbolique, mais je me suis rappelée les déconvenues des larmes alcoolisées, où d'un seul coup, au lieu de sortir " Tu vas me manquer." tu commences à hurler que ton chagrin sera incommensurable, que le ruisseau de tes larmes ne trouvera pas de fleuve où se jeter et que la source ne se tarira jamais. Jai voulu éviter de me foutre la honte, même si c'était devant Jivé, qui commence à être habitué.
Les aurevoirs, c'est chiant. Et puis demain c'est moi qui pars et j'ai toujours pas revu Denise.
J'essaie de me motiver en me disant que wow, ces vacances vont péter le feu, et que peut être je passerai au niveau supérieur si les profs regardent mes copies avec un filtre rose devant les yeux. Mais sans déconner, l'année est passée tellement vite, j'aimerais qu'il y ait encore cours.
Tellement navrante...